La recherche au CIRST

La recherche menée au CIRST se déploie autour de quatre principaux axes. Ceux-ci évoluent naturellement suivant les projets des membres d’une part et, d’autre part, en fonction de la planification stratégique élaborée et révisée régulièrement par le CIRST via l’Assemblée des membres. Finalement, trois thèmes transversaux, de nature plus générale que les axes, chapeautent la programmation scientifique et les activités organisées par le Centre. Ces thèmes transversaux sont :

  • la mise en commun de méthodologies;
  • le rôle accru de l’expertise dans la décision publique;
  • l’introduction des dernières technologies numériques (données massives, plateformes collaboratives. etc.) dans la vie sociale et dans la recherche.

Voici les axes en question:

Axe 1. Expertise, décision et débat public
Axe 2. Politiques et mesures de la recherche
Axe 3. Acteurs et dynamiques de l’innovation
Axe 4. Transformations conceptuelles et sociales des disciplines

DESCRIPTION DES AXES DE RECHERCHE

Axe 1. Expertise, décision et débat public
Responsable de l’axe : Éric Montpetit

THÈMES DE RECHERCHE DE L’AXE 1

1.1 L’étude des experts eux-mêmes, c’est-à-dire des acteurs qui prétendent alimenter en savoirs experts le débat public et la décision politique.

1.1.1 Portrait, politique et épistémique, d’organismes dispensateurs d’expertise non universitaires, comme les think tanks, les banques centrales, les commissions d’examen ou les bureaux de statistique.

1.1.2 Histoire sociopolitique du rôle changeant de deux savoirs experts particuliers, la statistique et l’économie (y compris l’économie financière), dont le caractère technique s’est accentué avec le temps, transformant leur rôle public et leur rapport au politique. Ce volet inclut une forte dimension comparative, entre divers systèmes nationaux, mais aussi dans le temps, entre des environnements politiques libéraux, fascistes ou communistes.

Chercheuses et chercheurs : J.-P. Beaud, F. Claveau, P. Doray, T. Düppe, R. Leonard, S. Moulin, J.-G. Prévost…

1.2 L’analyse des usages publics de l’expertise.

1.2.1 L’étude des usages de savoirs experts par les acteurs non savants (citoyens, décideurs, médias, lobbys) dans les processus de décision politique ou dans la sphère publique.

1.2.2 L’identification des facteurs qui déterminent le poids réel des points de vue experts dans le débat public et la décision, incluant l’impact des technologies de l’information (circulation de données, outils participatifs) sur les termes du débat public et la participation citoyenne dans la décision fondée sur l’expertise.

Chercheuses et chercheurs : Y. Gingras, F. Millerand, E. Montpetit, V. Larivière

1.3 La définition de moyens d’évaluation de la fiabilité des savoirs experts.

L’augmentation de la participation citoyenne dans la régulation politique de la technologie nécessite le design de modes de participation, de coconstruction ou de pratiques collaboratives.  La définition de ces moyens implique :

1.3.1    La formulation de critères normatifs de validité, pour fournir au public et aux décideurs des outils épistémologiques auxquels soumettre les prétentions d’organismes experts, ou pour offrir une grille d’analyse des rôles, légitimes ou illégitimes, des valeurs ou d’autres biais dans la détermination et la réception des savoirs experts.

1.3.2    La formulation de bonnes pratiques en matière de participation aux débats experts, concernant tant le comportement attendu des acteurs experts que les structures favorisant la cohabitation de divers registres d’expertise.

Chercheuses et chercheurs : F. Bouchard, F. Claveau, A. C.-Dussault, V. Guillin, L. Heaton, F. Millerand, E. Montpetit…

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Axe 2. Politiques et mesures de la recherche
Responsable de l’axe : Vincent Larivière

Cet axe interroge ce que « gouverner » signifie en matière de recherche et d’innovation. Des sciences politiques à la gestion des technologies, en passant par la sociologie des sciences et l’épistémologie, émergent des questions permettant d’envisager la production et le produit de la recherche : comment définir et évaluer les produits de la recherche ? Comment évaluer les producteurs de la recherche, leur parcours et ce qui l’influence ? Comment évoluent les pratiques et les parcours des chercheuses, chercheurs ?

En effet, les mesures produites, choisies et mises en œuvre façonnent la manière d’innover, de faire de la science, d’adopter des technologies – bref la gouvernance de la recherche et de l’innovation.

Les projets du CIRST repensent l’impact des normes émergentes en matière de mesure et d’évaluation de la recherche. La nouveauté et la variété de ces normes et des pratiques qu’elles suscitent doivent être problématisées pour éclairer les diverses pratiques sectorielles et pour dégager des vues générales sur les changements, institutionnels et cognitifs, qui affectent l’encadrement de la science et de l’innovation.

Ces changements ont par ailleurs des conséquences particulières sur le plan des pratiques de recherche et sur celui du parcours des chercheuses et des chercheurs. Il s’agit dès lors d’identifier leur source et d’étudier les conséquences de la transformation de ces normes et pratiques.

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THÈMES DE RECHERCHE DE L’AXE 2

2.1 L’analyse de l’origine des exigences accrues d’évaluation de la recherche et de leurs causes institutionnelles.

2.1.1 Histoire sociopolitique des causes (politiques, institutionnelles, technologiques) de cette demande accrue d’évaluation et de leur impact sur l’adoption de concepts normatifs (innovation, facteur d’impact, réussite) et d’outils classificatoires.

2.1.2 Histoire sociopolitique, notamment par la scientométrie, de champs disciplinaires dont l’objet est l’évaluation de la science et de l’innovation.

Chercheuses et chercheurs : J.-P. Beaud, P. Doray, Y. Gingras, S. Moulin, J.-G. Prévost, S. Veilleux…

2.2 Évolution des pratiques de la recherche et impacts de cette évolution.

2.2.1 Étude de l’impact de la mesure de l’évaluation de la recherche sur les carrières scientifiques et sur les parcours de recherche. Mesure bibliométrique des causes et des effets sur les carrières scientifiques de divers choix (s’engager dans la collaboration interdisciplinaire, par ex.), de certains évènements professionnels (comme la fraude ou l’erreur) ou encore de l’opposition entre les fonctions d’enseignement et de recherche. Ce volet met en valeur l’innovation méthodologique du CIRST par le croisement de données bibliographiques et de données longitudinales sur les parcours de recherche.

2.2.2 L’évolution des pratiques de collaboration entre chercheurs (interdisciplinarité, intersectorialité, spécialisation ou adhésion à de grands groupes) qui font l’objet d’attentes importantes, mais dont la réalité reste peu connue. Au CIRST, elles font l’objet d’études mixtes liant entretiens, bibliométrie et analyses in situ sur, notamment, la participation de chercheurs en sciences humaines au sein de vastes projets de génomique.

Chercheuses et chercheurs : J.-P. Beaud, C. Beaudry, P. Doray, Y. Gingras, V. Larivière, S. Moulin, J.-G. Prévost, S. Veilleux…

2.3 Contributions à l’effort de stabilisation des indicateurs utilisés pour mesurer la recherche et ses retombées (brevets, facteurs d’impact, etc.).

Pour l’heure, ces indicateurs varient et se révèlent souvent incertains, tout en pesant lourd sur les politiques de la science et de l’innovation. Au CIRST, cet effort prend deux formes :

2.3.1 Une contribution épistémologique et méthodologique à la production d’indicateurs de l’innovation technologique dans un contexte où les stratégies d’entreprises, variables et axées sur les réseaux et la collaboration, rendent les indicateurs classiques, comme le brevet, difficiles à manipuler. Le CIRST et l’OST occupent dans ce domaine une position d’acteurs, mais aussi de critiques du recours à l’évaluation de la recherche.

2.3.2 Le design d’études et d’outils expérimentaux (altmetrics, crowdsourcing) susceptibles de mesurer l’impact des politiques publiques sur l’innovation en entreprise, ainsi que sur les choix stratégiques des firmes et des chercheurs, dans un contexte où la ramification des technologies numériques dans les activités économiques modifie jusqu’à l’objet de la mesure et accélère l’obsolescence des indicateurs classiques.

Chercheuses et chercheurs : C. Beaudry, Y. Gingras, F. Millerand, V. Larivière, M. Zhegu…

2.4 L’analyse du recours aux « données massives ».

Les projets du CIRST sont à l’avant-garde des efforts en cours pour esquisser l’étude empirique et l’épistémologie critique que requiert le futur de la « politique de la donnée ».

2.4.1 Projets concernant les politiques et les implications institutionnelles de la mise en banque de l’information, de la donnée numérique.

2.4.2 Projets portant sur l’impact cognitif, épistémologique et socioprofessionnel des données massives sur les disciplines établies. Dans certains cas, des disciplines comme la sociologie quantitative ou la statistique publique se trouvent à risque d’être déclassées par des acteurs commerciaux. Dans d’autres cas, une réorientation des chercheurs vers l’exploitation des données massives risque d’imposer une épistémologie particulière, mais suggère en retour le renouvèlement d’approches qualitatives alternatives, comme celles centrées sur la production et l’analyse de données dites denses (thick data).

Chercheuses et chercheurs : J.-P. Beaud, C. Bonneau, V. Larivière, G. Latzko-Toth, F. Millerand, J.-G. Prévost…

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Axe 3. Acteurs et dynamiques de l’innovation
Responsable de l’axe : Florence Millerand

Cet axe interroge les dynamiques de l’innovation technologique, à des fins sociales, commerciales ou scientifiques, pour offrir une réflexion générale et multidisciplinaire sur la signification des verbes « innover », « créer » ou « utiliser ». Cet axe se concentre sur le lien entre l’innovation industrielle et l’innovation d’usage que recouvrent les phénomènes d’appropriation ou de coconstruction en milieu de travail ou au sein de la société civile, phénomènes qui révèlent la malléabilité de dispositifs technologiques qui affectent tant l’économie que la discussion scientifique et la mobilisation publique. L’axe aborde également le rôle de l’université comme actrice de l’innovation en interrogeant les collaborations entre institutions universitaires et entreprises.

En reliant des objets d’étude généralement séparés (gestion de l’innovation, communication, sciences de l’information), les projets du CIRST favorisent une réflexion plus globale sur les conditions changeantes de l’innovation et de sa dissémination. Les dispositifs technologiques y sont présentés non comme des produits finis ou les fruits d’un processus linéaire, mais comme les résultats de constructions et de reconstructions collectives non planifiées, aux retombées économiques, sociopolitiques et scientifiques significatives.

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THÈME DE RECHERCHE DE L’AXE 3

3.1 L’impact des technologies numériques et de la circulation accrue d’information sur divers types d’innovation, industrielle, sociale ou organisationnelle, un enjeu central tant en sciences de la gestion (notamment avec le concept d’innovation ouverte) qu’en sciences de la communication.

Le CIRST y contribue par l’exploration multidisciplinaire de trois angles particuliers.

3.1.1 La caractérisation de mécanismes émergents, non linéaires, de collaboration, de dissémination et de délocalisation des innovations industrielles dans des secteurs de haute technologie (aérospatiale, biotechnologie), pour identifier l’impact des réseaux et des écosystèmes politico-industriels sur le succès des innovations ou sur l’attitude des firmes. Dans ce chantier, la synergie entre le CIRST, l’OST et la Chaire de recherche du Canada en création, développement et commercialisation de l’innovation (Catherine Beaudry, Polytechnique Montréal) fait converger un programme théorique d’envergure et des études de cas sur les déterminants de l’innovation industrielle, comme la gouvernance des technologies numériques et l’internationalisation des firmes.

3.1.2 L’étude de l’appropriation active de technologies par des membres de la société civile ou en contexte de travail, menant à des épisodes de codesign ou d’innovation collaborative par les usagers, sur des terrains généralement vus comme disparates (société civile, travail de bureau), mais qui alimentent, au CIRST, un dialogue sur l’impact du numérique sur la production de savoirs et de pratiques nouvelles, et sur la plasticité de ces technologies.

3.1.3 Des réflexions croisées sur l’avenir, pratique et conceptuel, de l’idée d’« acceptation sociale », marquées tant par le potentiel de la coconstruction et de l’évaluation participative pour faciliter des projets de haute technologie, que par son dépassement, sur la scène mondiale, par l’idée d’« innovation technologique responsable », entre autres sur les fronts de la nanomédecine et des changements climatiques, dans le contexte des grandes réflexions générales sur la régulation de nouvelles technologies.

Chercheuses et chercheurs : F. Armellini, C. Beaudry, G. Blum, C. Bonneau, L. Heaton, G. Latzko-Toth, R. Leonard, F. Millerand, M.-H. Parizeau, S. Veilleux, M. Zhegu…

3.2 L’adoption et l’usage des technologies numériques dans le monde de la recherche universitaire.

L’impact réel des technologies numériques sur les stratégies des chercheurs individuels et des institutions de recherche fait actuellement l’objet d’une vaste discussion, toujours ouverte et lourde de signification pour les futures politiques de la recherche. Au CIRST, cette question fait l’objet d’une collaboration entre des chercheurs en sciences de la communication et en scientométrie et bibliométrie, qui allie de façon originale approches qualitatives et quantitatives. Cette collaboration prend deux formes :

3.2.1 L’analyse de l’usage croissant, par les chercheurs universitaires, de plateformes alternatives de publication – dont il reste à évaluer l’ampleur – ainsi que leurs effets sur la circulation de l’information, les comportements communicationnels et le déplacement de la discussion savante vers des lieux moins institués.

3.2.2 L’évaluation de l’impact des technologies numériques sur l’avenir des politiques scientifiques, allant de la communication savante à l’accès à la science, en passant par le rôle des cyberinfrastructures (bases de données, enseignement à distance) et la facilité accrue de pratiques de recherche, allant du partenariat à la fraude.

Chercheuses et chercheurs : F. Bouchard, Y. Gingras, L. Heaton, V. Larivière, F. Millerand, M. Zhegu…

3.3 L’université comme actrice de l’innovation

L’université possède depuis sa création une double fonction de préservation des savoirs et d’innovation quant à la production de nouvelles connaissances. Plus récemment, ce deuxième volet de sa mission s’est doublé d’impératifs liés aux besoins des entreprises, ce qui a en retour influencé le mode opératoire de la recherche universitaire. L’université est ainsi devenue partie prenante de l’innovation, tant appliquée que méthodologique. 

3.3.1 Les collaborations entre universités et entreprises, sous l’angle de la méthode et de l’évaluation, et de l’étude de politiques sur le long terme (ex. : analyse par l’OST des brevets obtenus par les chercheurs universitaires). Ce volet permet de comprendre les caractéristiques des partenariats qui génèrent d’importantes retombées, tant à l’échelle individuelle qu’organisationnelle, dans un contexte de désinvestissement de la recherche fondamentale de la part des industries.

Chercheuses et chercheurs : F. Armellini, C. Beaudry, Y. Gingras, S. Veilleux, V. Larivière, J. Queenton…

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Axe 4. Transformations conceptuelles et sociales des disciplines
Responsable de l’axe : Yves Gingras

Cet axe concerne des transformations majeures de l’épistémologie et de la pratique des disciplines scientifiques. Croisant des approches historiques, philosophiques et sociologiques, le CIRST anime un chantier sur la mutation d’opérations cognitives centrales, comme la classification et la modélisation, dans un contexte naturaliste (où l’on ne considère comme réel que le monde naturel). Ce chantier prend la forme d’une histoire et d’une épistémologie comparées de diverses disciplines, de la physique et de la biologie aux sciences humaines et sociales, de même qu’une analyse des évolutions de l’institution universitaire qui influencent la transformation des disciplines. Les projets en cours explicitent les défis épistémologiques de diverses disciplines afin de reformuler la problématique d’actions qui sont au cœur de l’activité scientifique : classifier, modéliser, expliquer et naturaliser. Ces projets présentent les savoirs non seulement comme le produit de disciplines fermées et bien établies, mais aussi comme résultant de mutations transversales qui transforment les disciplines en profondeur.

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THÈMES DE RECHERCHE DE L’AXE 4

4.1 L’analyse de la classification dans la pratique scientifique, un geste à la fois commun et complexe, imbriquant épistémologie et pratique, et qui mène à l’émergence de catégories souvent acceptées, à tort ou à raison, comme autant d’espèces naturelles, tant à des fins académiques que sociopolitiques. 

4.2 Le recours croissant à la modélisation, soutenue par la généralisation des technologies numériques et le recours aux données massives, un phénomène dont les impacts, tant épistémiques que sociaux, sont préoccupants.

Chercheuses et chercheurs : F. Claveau, Y. Gingras, M. Kao, V. Larivière, C. Leduc, M. Marion, J.-G. Prévost…

4.3 L’évolution des disciplines et ses déterminants cognitifs et sociaux du 18e au 21e siècle, thème central en histoire et en philosophie des sciences (HPS) qui concerne les interactions entre spécialités ainsi que le rôle de problèmes communs qui, chacun à leur époque, exercent une influence transversale sur la transformation des sciences.

4.3.1 Problèmes théoriques et empiriques ayant un impact transversal sur l’évolution des sciences. Sur le plan historique, cela inclut l’impact de postures non naturalistes (en métaphysique ou en religion) sur la constitution de disciplines (comme la psychologie et la cosmologie) et sur l’autonomie scientifique, ou encore l’effet des exigences épistémiques qu’imposent les changements de paradigme en science. Ce volet soulève aussi des enjeux transversaux actuels, comme l’essor des concepts de qualité ou de donnée probante.

4.3.2 Processus de spécialisation et interactions entre spécialités au sein des sciences humaines. Il est abordé au CIRST de manière novatrice, par l’usage conjoint de méthodes de bibliométrie et d’analyse de réseaux en histoire et philosophie des sciences, dans le cadre de projets d’envergure sur la structuration intellectuelle des sciences sociales depuis 1945.

4.4 L’évolution des disciplines est tributaire de l’université, du découpage disciplinaire de leurs départements et des chercheuses, chercheurs qui les composent. Pour suivre et comprendre l’évolution des disciplines scientifiques, le CIRST s’intéresse donc aux mutations de l’institution universitaire et à ses déterminants sociologiques.

4.4.1 La mesure du poids de facteurs sociodémographiques, comme l’âge, mais surtout le sexe des chercheurs sur l’entrée et la progression dans le milieu scientifique. 

4.4.2 L’étude comparée de l’évolution des politiques, des stratégies de la réussite et de leurs retombées, notamment en France et au Québec, en tenant compte de la construction de ces politiques, des relations universités/milieux et des parcours scolaires (ancrages sociaux des choix de sélection et d’orientation, inégalités de parcours).

4.4.3 L’histoire des efforts institutionnels en faveur de la généralisation des études supérieures au Québec, de l’avant-Révolution tranquille aux transformations actuelles.

Chercheuses et chercheurs : J.-P. Beaud, F. Claveau, P. Doray, T. Düppe, R. Gagnon, P. C. Kamanzi, R. Leonard, S. Moulin, J.-G. Prévost…

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